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Rôle et Responsabilités des Centres de Formation


Dans l’imbroglio légal qu’est aujourd’hui le monde de la sécurité privée, il est devenu

nécessaire de repenser les fondamentaux et réguler ce milieu de la formation (son point de

départ) jusqu’au métier lui-même, qu’il soit « de terrain » ou d’encadrement.


Le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité), créé dans ce but, doit

s’intéresser naturellement à la formation ainsi qu’aux centres de formations, à qui incombent

la responsabilité d’introduire de nouveaux agents dans la profession.

Il est donc essentiel qu’un contrôle soit exercé sur ces centres et que la notion de

responsabilité soit érigée en valeur fondamentale.



I – Quel avenir professionnel pour les stagiaires ?


La notion de contrôle-qualité


Outre les futurs agents, les centres de formation étant les premiers acteurs de ce processus, ce

sont à eux qu’il faut s’intéresser en premier.

En effet, il paraît inconcevable de travailler -et encore moins de former des agents- en

sécurité, sans connaître son sujet.


Deux points essentiels sont donc à évaluer :


• La qualité de l’organisme de formation

Nous sommes des acteurs professionnels de ce milieu. Les gens nous font confiance pour leur

sécurité personnelle ou celle de leur entreprise.

On peut être moins bon ou meilleur que son collègue, on ne peut cependant pas se permettre

d’être médiocre.

Or, il existe beaucoup de centres qui proposent des formations bâclées, sanctionnées par une

certification qui permettra néanmoins d’obtenir une carte professionnelle.


Pourquoi proposer à un stagiaire une destination exotique (Etats-Unis ou pays de l’Est)

enseignant une règlementation différente, l’utilisation et le port d’une arme (au regard d’une

législation qui l’interdit sur le territoire), dans le but de vendre à ce futur agent une formation

au final inadaptée à notre marché?


Ne serait-il pas plus pertinent de mettre l’accent sur un perfectionnement de la pratique,

comprenant des mises en situations proches de la réalité, une parfaite maîtrise de la

réglementation, ainsi qu’une approche globale de la maîtrise de soi menant à une qualité de

prestation accrue et une stabilité de l’agent dans l’exercice de sa profession ?


La conséquence s’observe quotidiennement, lorsqu’on retrouve en magasin, en entreprise et

autres sites, ou sur certains évènements, des agents dont l’aptitude professionnelle et le

sérieux laissent à désirer, les rendant incapables (ou presque) d’accomplir leur mission.



• La qualité du formateur

Aujourd’hui, en termes de formateurs, chacun y va de son expérience professionnelle, jouant

à qui mieux-mieux.

Le stagiaire, qui n’a pas encore de pied dans le milieu, a une chance sur deux d’avoir un

formateur excellent ou incompétent.

Chaque instructeur possède une expérience et un passé qui lui est propre, facteurs qui

permettent d’enrichir un cours, un exemple, une formation complète.

Mais qu’en est-il de la base de toute formation, la compétence du supposé pédagogue lui même? Ne sont contrôlées ni sa véritable expérience, ni sa capacité à enseigner.

La création d’un titre certifiant de la qualité de l’enseignement, un titre de formateur reconnu,

apparaît alors comme une nécessité, car une fois certains de cette qualité de formation,

modifier son contenu aura du sens.



L’uniformisation des référentiels de formation : après les personnes, les supports


Afin de pallier ce gouffre de niveaux existant entre les différents centres de formation, une

uniformisation des référentiels de formation ainsi qu’un contrôle de la qualité dudit

référentiel s’impose.


Prenons un exemple : 15 enseignants qualifiés avec 15 programmes de cours différents

n’arriveront pas au même résultat.

Or, chaque spécialisation d’un métier de la sécurité est la même partout en France (un agent

cynophile aura techniquement la même tâche, que ce soit à Paris ou à Bordeaux).

Les agents doivent donc apprendre et parler un langage commun. Il faut pour cela jauger la

qualité du référentiel officiel et uniformiser son contenu.

Cette action aurait pour conséquence la création de ce langage universel (selon les spécialités)

de la sécurité en France, qui verrait tous ses acteurs évoluer dans de meilleures conditions et

avoir la possibilité de se tourner vers l’international.



L’équivalence Européenne


L’avantage considérable d’une telle action est la proposition d’équivalence qui peut être faite

à des organismes tels que la SIA (Security Industry Authority).

Avoir une équivalence Européenne (y compris anglo-saxonne avec la SIA) c’est s’ouvrir

-tant en tant qu’agent, qu’entreprise de formation- à un marché beaucoup plus vaste.


C’est en cela que l’Etat, au travers du CNAPS et de la législation, a un rôle primordial à jouer

dans la reconnaissance de cette uniformisation, afin d’assurer la mise au pas de tous les

centres de formation et de pouvoir s’ouvrir à l’international.



II - Rôle de l’état par rapport aux centres de formation


On ne peut désormais plus parler de sécurité sans parler de défense.

Le secteur privé de la sécurité, devant une réduction des effectifs de sécurité publique et une

augmentation de la menace terroriste, en France comme à l’étranger, doit se munir de

personnels formés, tant à leur spécialisation respective (prévention et sécurité, cynophiles,

protection rapprochée, drones, etc.) qu’a leurs applications en termes de défense.


Or, il est nécessaire dans tout conflit de connaître :


1. Le mode opératoire de l’adversaire, afin de savoir comment réagir


2. De connaître ses armes et moyens d’attaque afin de prévenir le danger et être en

mesure de s’en protéger et d’en protéger les autres.


Or, aujourd’hui, seule une infime partie de ces agents a été formé à cela, pour la plupart

anciens militaires ou membres des forces de l’ordre.



Il est donc nécessaire de former les agents :


1. à la connaissance des armes utilisées par les différents délinquants et terroristes. Cela

entraînerait une réaction bien meilleure et sans doute moins « improvisée » de certains

agents.


2. à la connaissance des effets des munitions sur tous les supports, afin de savoir

comment s’en protéger, que ces agents soient en zone à risques ou non.



L’Etat, a ainsi au niveau de la formation, des mesures essentielles à prendre, en incluant ces

chapitres de défense à ceux de sécurité.


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